Bonne petite surprise que cette nouvelle série librement inspirée des célèbres personnages de Conan Doyle. La première qualité de cette série est incontestablement son humour jouant finement sur les ressorts des personnages de Sherlock Holmes et du docteur Watson. La deuxième qualité est la manière de revisiter ce mythe 1000 fois déclinés en le modernisant sans jamais tomber dans le vulgaire pastiche.

La photographie est superbe et fait briller de milles feux cette superbe ville qu’est Londres. Le scénario est habile et les dialogues particulièrement caustiques. Bref, un quasi sans faute pour cette nouvelle série diffusée depuis fin juillet sur les écrans britanniques. D’ailleurs, l’accueil des premiers épisodes a été tel qu’une deuxième saison est déjà prévue.

Pour la petite anecdote, ce cours article est le premier que je rédige sur mon Ipad avec l’application WordPress.

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Il m’a toujours été difficile d’aborder une adaptation de livre au cinéma et notamment d’un Stephen King, que j’ai beaucoup lu dans le passé. La raison est classique : le livre permet à chacun de visualiser l’oeuvre à travers ses propres références et par conséquence un film ne pourra jamais refléter la perception de l’ensemble des lecteurs d’où le côté casse-gueule de la chose, renforcé par les contraintes en matière d’effets spéciaux pour un oeuvre fantastique.

Mais dans le cas de The mist, il se trouve que je ne l’avais pas lu, d’où une absence d’a priori en dehors de ma profonde sympathie pour monsieur King. Comme la plupart de ses histoire, elle se déroule dans une petite ville typique des Etats-Unis avec sa cohorte de personnages locaux (la vieille institutrice , la bigote de service, des rednecks…). Le réalisateur, Frank Darabont, avait déjà adapté plusieurs livres de Stephen King dont notamment La ligne verte.

The mist nous parle de la peur et des réactions de l’être humain face à celle-ci. Il nous parle aussi de la foi au sens noble du terme mais également des perversions qu’elle entraine notamment chez ceux qui se targuent d’être ses plus fidèles représentants. Ce film nous renvoie finalement à nous-même et à notre rapport à l’autre. Même si dans la forme, il y a quelques imperfections (notamment certains passages faisant très téléfilm), on ne peut qu’être interpellé par les questions que ce film soulève et remué de l’intérieur par la noirceur de son propos.

The tripper est le premier film réalisé et coécrit par David Arquette. Ce dernier et Courteney Cox en sont également acteurs et producteurs… un vrai petit film de famille donc. Sous la forme d’un long métrage d’horreur, cette satire politique est composée de vrais morceaux de hippies et de rednecks… autant dire que les lecteurs de Mad movies seront conquis.

Cette bonne série B ne restera pas dans les annales mais vous fera passer un bon moment et est truffée de répliques cultes comme celle où face au tueur affublé d’un masque de Ronald Reagan, une victime s’écrie « Mais, pourquoi moi ? je suis conservateur ».

Le 20 septembre, une soirée « indie rock club » était proposée par le Cabaret électric, au Havre. Les Lemonheads en constituait la tête d’affiche et le retour après plusieurs années d’absence de ce groupe issu de la scène alternative américaine était ma foi fort prometteur.

Premier à monter sur scène, Tahiti Boy nous livra un set plus qu’honorable autour de compositions pop nous rappelant que la beauté s’exprime avant tout par la simplicité. Je suis impatient d’écoute son album.

Ensuite, ce fut le tour de Pivot, un groupe australien, qui a du rendre sourd bon nombre de kangourous tant ses morceaux surement très élaborés n’eurent malheureusement comme effet que de me faire regretter de ne pas avoir pris de boules Quiès.

Puis, les Futureheads prirent la scène d’assaut et furent sans nul doute les électrochocs  de cette soirée. J’eu l’impression d’écouter les Jam en accéléré. Une vraie claque comme je n’en avais pas pris depuis longtemps. Ah la prude Albion est décidément une bien belle telle musicale….

Enfin, après une certaine attente voire une attente certaine, Evan Dandon et ses nouveaux musiciens enchainèrent les titres qui firent les beaux jours des Lemonheads durant les années 90. Mais, la magie ne fut malheureusement pas présente. En effet, dès les premières minutes, il n’y eu plus aucun doute, Evan Dando n’avait pas mis à profit son break de plusieurs années pour régler ses vieux démons. C’est donc avec une voix éraillée, cherchant ses mots voire même ses accords qu’il nous apparu. J’essaya tant bien que mal de penser à ces petits bijoux finement ciselés que j’avais en tête en venant au concert mais je ne pu assister à ce massacre plus longtemps. C’est donc l’âme en peine que je quitta la salle avant la fin de cette triste prestation. Certains m’ont répondu sur un autre blog que c’était là une constante dans la carrière d’Evan Dando et que cela faisait partie de la beauté de l’artiste, sorte de loser magnifique… à chacun sa part de vérité. 

Après une si grande interruption dans mes billets, il est normal que je sois un peu décalé de l’actualité. C’est la raison pour laquelle je vais vous parler de Diary of the dead de George A. Romero, sorti au cinéma le 25 juin… Tout d’abord le pitch : « Des étudiants en cinéma tournent, dans une forêt, un film d’horreur à petit budget, lorsque la nouvelle tombe au journal télévisé : partout dans le pays, on signale des morts revenant à la vie.
Témoins de massacres, de destructions et du chaos ambiant, ils choisissent alors de braquer leurs caméras sur les zombies et les horreurs bien réelles auxquels ils sont confrontés afin de laisser un témoignage de cette nuit où tout a changé. » (Allociné)

 

La filmographie de George A. Romero est marquée par 5 films dans un genre a priori fermé dont il fut à l’origine, le film de zombies. Mais ceux qui connaissent son œuvre savent bien qu’au-delà du simple film d’horreur, on y découvre un portrait au vitriol de la société dont Diary of the dead est certainement son point d’orgue. Dans ce nouvel opus, il y aborde plus spécifiquement la thématique des médias, notre rapport à l’information et notamment les nouvelles technologies (internet, blogs, caméras technologiques). Il fait de ces derniers une sorte de contre pouvoir des grands médias bien souvent relais d’un discours politiquement correct voire d’un pouvoir politique et/ou industriel.

 

Comme ce fut le cas notamment dans Day of the dead, il évoque également la question de l’humanité. Qu’est-ce qu’un être humain ? Quels sont nos valeurs et comment les mettons nous en pratique dans une situation exceptionnelle ?

Après ces propos quelque peu sérieux mais qui j’espère vous auront donné de voir ce film, je finirais par une note un peu plus ludique en précisant que de nombreux caméos parcourent ce film : Geroge A. Romero lui-même qui joue le policier qui tente de dissimuler l’irruption des zombies lors de la conférence de presse, mais aussi Quentin Tarantino, Guillermo Del Toro, Simon Pegg, Wes Craven ou bien encore Stephen King. Une liste qui en dit long sur la reconnaissance de ses pairs.

« Le scientifique Bruce Banner cherche désepérément un antidote aux radiations gamma qui ont créé Hulk. Il vit dans l’ombre, toujours amoureux de la belle Betty Ross et parcourt la planète à la recherche d’un remède… » (Allociné)

Je n’avais pas vu la version d’Ang Lee car le bouche à oreilles m’en avait fortement dissuadé. Et puis, cette nouvelle version fut annoncée. L’opportunité d’une soirée spéciale Marvel avec Iron man me donna l’occasion de juger sur pièce cette nouvelle adaptation. Ayant zappé les purs flms de beauf que sont Le transporteur 1 et 2, Louis Leterrier m’avait agréablement supris par Danny the dog, avec Jet Lee à contre-emploi. Avec un bon scénario, il s’avère un excellent réalisateur. Quand à Edward Norton, il confirme qu’il est assurément un des plus grands acteurs de sa génération.

« Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d’armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Afghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu’il utilise pour s’échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l’améliorer et de l’utiliser pour faire règner la justice et protéger les innocents. » (Allociné)

Disons le tout de suite, Tony Stark a vu sa moustache légendaire complétée par un petit bouc, surement pour moderniser son image. Mais justement, à la vision de ce film excellent, j’ai eu une révélation (oui, je sais çà fait un peu mystique) : Tony Stark/Iron man est surement l’un des personnages les plus modernes de par ses thématiques. Il n’a finalement pas fallu grand chose pour l’adapter aux années 2000, soit 40 ans après sa création !

En conclusion, ces deux formidables adaptations de Marvel réjouiront les fans des comics mais également les amateurs de grand cinéma.

Comme d’habitude, je ne rentrerais pas dans le détail de ces deux films afin de ne pas gacher le plaisir de leur découverte. Juste un petit conseil, attendez sagement le générique de fin d’Iron man.

Spin off d’X-Files et série geek s’il en est, The lone gunmen n’aura malheureusement pas dépassé la 1ère saison. Dvdrama y consacre un focus série très complet par ici.