septembre 2008


Le 20 septembre, une soirée « indie rock club » était proposée par le Cabaret électric, au Havre. Les Lemonheads en constituait la tête d’affiche et le retour après plusieurs années d’absence de ce groupe issu de la scène alternative américaine était ma foi fort prometteur.

Premier à monter sur scène, Tahiti Boy nous livra un set plus qu’honorable autour de compositions pop nous rappelant que la beauté s’exprime avant tout par la simplicité. Je suis impatient d’écoute son album.

Ensuite, ce fut le tour de Pivot, un groupe australien, qui a du rendre sourd bon nombre de kangourous tant ses morceaux surement très élaborés n’eurent malheureusement comme effet que de me faire regretter de ne pas avoir pris de boules Quiès.

Puis, les Futureheads prirent la scène d’assaut et furent sans nul doute les électrochocs  de cette soirée. J’eu l’impression d’écouter les Jam en accéléré. Une vraie claque comme je n’en avais pas pris depuis longtemps. Ah la prude Albion est décidément une bien belle telle musicale….

Enfin, après une certaine attente voire une attente certaine, Evan Dandon et ses nouveaux musiciens enchainèrent les titres qui firent les beaux jours des Lemonheads durant les années 90. Mais, la magie ne fut malheureusement pas présente. En effet, dès les premières minutes, il n’y eu plus aucun doute, Evan Dando n’avait pas mis à profit son break de plusieurs années pour régler ses vieux démons. C’est donc avec une voix éraillée, cherchant ses mots voire même ses accords qu’il nous apparu. J’essaya tant bien que mal de penser à ces petits bijoux finement ciselés que j’avais en tête en venant au concert mais je ne pu assister à ce massacre plus longtemps. C’est donc l’âme en peine que je quitta la salle avant la fin de cette triste prestation. Certains m’ont répondu sur un autre blog que c’était là une constante dans la carrière d’Evan Dando et que cela faisait partie de la beauté de l’artiste, sorte de loser magnifique… à chacun sa part de vérité. 

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Après une si grande interruption dans mes billets, il est normal que je sois un peu décalé de l’actualité. C’est la raison pour laquelle je vais vous parler de Diary of the dead de George A. Romero, sorti au cinéma le 25 juin… Tout d’abord le pitch : « Des étudiants en cinéma tournent, dans une forêt, un film d’horreur à petit budget, lorsque la nouvelle tombe au journal télévisé : partout dans le pays, on signale des morts revenant à la vie.
Témoins de massacres, de destructions et du chaos ambiant, ils choisissent alors de braquer leurs caméras sur les zombies et les horreurs bien réelles auxquels ils sont confrontés afin de laisser un témoignage de cette nuit où tout a changé. » (Allociné)

 

La filmographie de George A. Romero est marquée par 5 films dans un genre a priori fermé dont il fut à l’origine, le film de zombies. Mais ceux qui connaissent son œuvre savent bien qu’au-delà du simple film d’horreur, on y découvre un portrait au vitriol de la société dont Diary of the dead est certainement son point d’orgue. Dans ce nouvel opus, il y aborde plus spécifiquement la thématique des médias, notre rapport à l’information et notamment les nouvelles technologies (internet, blogs, caméras technologiques). Il fait de ces derniers une sorte de contre pouvoir des grands médias bien souvent relais d’un discours politiquement correct voire d’un pouvoir politique et/ou industriel.

 

Comme ce fut le cas notamment dans Day of the dead, il évoque également la question de l’humanité. Qu’est-ce qu’un être humain ? Quels sont nos valeurs et comment les mettons nous en pratique dans une situation exceptionnelle ?

Après ces propos quelque peu sérieux mais qui j’espère vous auront donné de voir ce film, je finirais par une note un peu plus ludique en précisant que de nombreux caméos parcourent ce film : Geroge A. Romero lui-même qui joue le policier qui tente de dissimuler l’irruption des zombies lors de la conférence de presse, mais aussi Quentin Tarantino, Guillermo Del Toro, Simon Pegg, Wes Craven ou bien encore Stephen King. Une liste qui en dit long sur la reconnaissance de ses pairs.