Le 20 septembre, une soirée « indie rock club » était proposée par le Cabaret électric, au Havre. Les Lemonheads en constituait la tête d’affiche et le retour après plusieurs années d’absence de ce groupe issu de la scène alternative américaine était ma foi fort prometteur.

Premier à monter sur scène, Tahiti Boy nous livra un set plus qu’honorable autour de compositions pop nous rappelant que la beauté s’exprime avant tout par la simplicité. Je suis impatient d’écoute son album.

Ensuite, ce fut le tour de Pivot, un groupe australien, qui a du rendre sourd bon nombre de kangourous tant ses morceaux surement très élaborés n’eurent malheureusement comme effet que de me faire regretter de ne pas avoir pris de boules Quiès.

Puis, les Futureheads prirent la scène d’assaut et furent sans nul doute les électrochocs  de cette soirée. J’eu l’impression d’écouter les Jam en accéléré. Une vraie claque comme je n’en avais pas pris depuis longtemps. Ah la prude Albion est décidément une bien belle telle musicale….

Enfin, après une certaine attente voire une attente certaine, Evan Dandon et ses nouveaux musiciens enchainèrent les titres qui firent les beaux jours des Lemonheads durant les années 90. Mais, la magie ne fut malheureusement pas présente. En effet, dès les premières minutes, il n’y eu plus aucun doute, Evan Dando n’avait pas mis à profit son break de plusieurs années pour régler ses vieux démons. C’est donc avec une voix éraillée, cherchant ses mots voire même ses accords qu’il nous apparu. J’essaya tant bien que mal de penser à ces petits bijoux finement ciselés que j’avais en tête en venant au concert mais je ne pu assister à ce massacre plus longtemps. C’est donc l’âme en peine que je quitta la salle avant la fin de cette triste prestation. Certains m’ont répondu sur un autre blog que c’était là une constante dans la carrière d’Evan Dando et que cela faisait partie de la beauté de l’artiste, sorte de loser magnifique… à chacun sa part de vérité. 

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