octobre 2008


Il m’a toujours été difficile d’aborder une adaptation de livre au cinéma et notamment d’un Stephen King, que j’ai beaucoup lu dans le passé. La raison est classique : le livre permet à chacun de visualiser l’oeuvre à travers ses propres références et par conséquence un film ne pourra jamais refléter la perception de l’ensemble des lecteurs d’où le côté casse-gueule de la chose, renforcé par les contraintes en matière d’effets spéciaux pour un oeuvre fantastique.

Mais dans le cas de The mist, il se trouve que je ne l’avais pas lu, d’où une absence d’a priori en dehors de ma profonde sympathie pour monsieur King. Comme la plupart de ses histoire, elle se déroule dans une petite ville typique des Etats-Unis avec sa cohorte de personnages locaux (la vieille institutrice , la bigote de service, des rednecks…). Le réalisateur, Frank Darabont, avait déjà adapté plusieurs livres de Stephen King dont notamment La ligne verte.

The mist nous parle de la peur et des réactions de l’être humain face à celle-ci. Il nous parle aussi de la foi au sens noble du terme mais également des perversions qu’elle entraine notamment chez ceux qui se targuent d’être ses plus fidèles représentants. Ce film nous renvoie finalement à nous-même et à notre rapport à l’autre. Même si dans la forme, il y a quelques imperfections (notamment certains passages faisant très téléfilm), on ne peut qu’être interpellé par les questions que ce film soulève et remué de l’intérieur par la noirceur de son propos.

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The tripper est le premier film réalisé et coécrit par David Arquette. Ce dernier et Courteney Cox en sont également acteurs et producteurs… un vrai petit film de famille donc. Sous la forme d’un long métrage d’horreur, cette satire politique est composée de vrais morceaux de hippies et de rednecks… autant dire que les lecteurs de Mad movies seront conquis.

Cette bonne série B ne restera pas dans les annales mais vous fera passer un bon moment et est truffée de répliques cultes comme celle où face au tueur affublé d’un masque de Ronald Reagan, une victime s’écrie « Mais, pourquoi moi ? je suis conservateur ».