Après une si grande interruption dans mes billets, il est normal que je sois un peu décalé de l’actualité. C’est la raison pour laquelle je vais vous parler de Diary of the dead de George A. Romero, sorti au cinéma le 25 juin… Tout d’abord le pitch : « Des étudiants en cinéma tournent, dans une forêt, un film d’horreur à petit budget, lorsque la nouvelle tombe au journal télévisé : partout dans le pays, on signale des morts revenant à la vie.
Témoins de massacres, de destructions et du chaos ambiant, ils choisissent alors de braquer leurs caméras sur les zombies et les horreurs bien réelles auxquels ils sont confrontés afin de laisser un témoignage de cette nuit où tout a changé. » (Allociné)

 

La filmographie de George A. Romero est marquée par 5 films dans un genre a priori fermé dont il fut à l’origine, le film de zombies. Mais ceux qui connaissent son œuvre savent bien qu’au-delà du simple film d’horreur, on y découvre un portrait au vitriol de la société dont Diary of the dead est certainement son point d’orgue. Dans ce nouvel opus, il y aborde plus spécifiquement la thématique des médias, notre rapport à l’information et notamment les nouvelles technologies (internet, blogs, caméras technologiques). Il fait de ces derniers une sorte de contre pouvoir des grands médias bien souvent relais d’un discours politiquement correct voire d’un pouvoir politique et/ou industriel.

 

Comme ce fut le cas notamment dans Day of the dead, il évoque également la question de l’humanité. Qu’est-ce qu’un être humain ? Quels sont nos valeurs et comment les mettons nous en pratique dans une situation exceptionnelle ?

Après ces propos quelque peu sérieux mais qui j’espère vous auront donné de voir ce film, je finirais par une note un peu plus ludique en précisant que de nombreux caméos parcourent ce film : Geroge A. Romero lui-même qui joue le policier qui tente de dissimuler l’irruption des zombies lors de la conférence de presse, mais aussi Quentin Tarantino, Guillermo Del Toro, Simon Pegg, Wes Craven ou bien encore Stephen King. Une liste qui en dit long sur la reconnaissance de ses pairs.

Non, ce n’est pas un de ces direct-to-video, voire même un de ces flyers aguicheurs annonçant des films bien souvent non tournés faute de financeurs et/ou de diffuseurs (les lecteurs de Mad movies me comprendront).  Il s’agit du nouveau projet de Rob Zombie, dont l’affiche fait clairement référence à un cinéma de quartier, auquel messieurs Rodriguez et Tarantino ont également payé leur tribut.

Au dernières nouvelles, malgré le titre et la présence d’une grosse bébête sur l’affiche, ce projet n’aurait rien à voir avec les dinosaures mais serait lié à l’histoire d’un catcheur lancé à la poursuite d’un motard. La sortie du film est prévu pour août 2009 aux Etats-Unis.

On a donc encore le temps de saliver…

http://www.dvdrama.com/impnews.php?26453